Qu'un Grandhomme conconnu calanche et c'est une affaire d'Etat. C'est du moins ce que tout le monde feint de croire. Cette mort ne concernerait en rien nos détectives amateurs si l'une de leurs amies n'y était, bien malgré elle, mêlée et qu'un ami n'avait disparu dans l'affaire. Le retrouveront-ils? Ce qui est certain, c'est que le plumitif ne ressuscitera pas, au grand dam d'une certaine métaphysique.
«Jamais aussi tant de talents inutiles, tant de génie sans usage, tant et si continuelle et si vive imagination uniquement propre à être son thuriféraire et le fléau des autres; jamais tant d'épines et de danger dans le commerce, tant et de si sordide avarice, et de ménages bas et honteux, d'injustices, de rapines, de violences; jamais encore tant de hauteur, de prétentions sourdes, nouvelles, adroitement conduites, de subtilités d'usages, d'artifice à les introduire imperceptiblement, puis de s'en avantager, d'entreprises hardies et inouïes, de conquêtes à force ouverte; jamais, en même temps, une si vile bassesse, bassesse sans mesure aux plus petits besoins, ou possibilité d'en avoir. De là cette cour rampante aux gens de robe et des finances, aux commis et aux valets principaux, cette attention servile aux ministres, ce raffinement abject de courtisan auprès du Roi; de là encore ces hauts et bas continuels avec tout le reste. Fils dénaturé, cruel père, mari terrible, maître détestable, pernicieux voisin; sans amitié, sans amis, incapable d'en avoir; jaloux, soupçonneux, inquiet sans aucun relâche, plein de manèges et d'artifices à découvrir et à scruter tout, à quoi il était occupé sans cesse, aidé d'une vivacité extrême et d'une pénétration surprenante; colère, et d'un emportement à se porter aux derniers excès, même sur des bagatelles, difficile en tout à l'excès, jamais d'accord avec lui-même, et tenant tout chez lui dans le tremblement. A tout prendre, la fougue l'avarice étaient ses maîtres, qui le gourmandaient toujours. Avec cela, un homme dont on avait peine à se défendre quand il avait entrepris d'obtenir par les grâces, le tour, la délicatesse de l'insinuation et de la flatterie, l'éloquence naturelle qu'il employait, mais parfaitement ingrat des plus grands services, si la reconnaissance ne lui était utile à mieux. (Louis, duc de Saint-Simon)
C'est tout? Non, c'est rien : Jonas Farigoule. »
L'assassinat de Jonas farigoule constitue le troisième volume des Mystères d'Ouzonne publiés dans la collection Rom-PeuPol des publications du Centre de recherches périphérisco-piques. Douze autres attendent dans la seringue, tous aussi peupoliciers, afin d'illustrer ce genre encore mal connu.
Des hommes se suicident, la police fait les constats d'usage, chacun son rôle. Tant que les statistiques ne s'emballent pas, tout baigne. Cependant nos seconds couteaux (le Philip Marlowe du Bosphore et le Sam Grunion des Cent-Portes) relèvent d'étranges similitudes entre les suicidés. De là à soupçonner l'existence d'une secte, d'une bande... L'enquête se transforme progressivement en course contre la montre et se termine par un spectacle dans lequel ils décident qu'il est préférable d'être spectateurs qu'acteurs.
« Claire regarda brièvement la photo des dix-huit amies -dont quatorze étaient présentes ce soir-là-encadrée au mur et surmontée d'un sous-verre abritant une vieille lettre à l'encre pâlie qu'elle ne pouvait lire à cette distance mais dont elle connaissait, comme les autres, le texte par cœur: "C'est par mon ordre et pour le bien de l'Etat que le porteur du présent a fait ce qu'il a fait. 5 décembre 1627. (s) Richelieu". Bietrix l'avait trouvée chez un marchand d'autographes et pensé qu'elle ferait une très bonne devise pour leur association. »
Les Amies de Morges, sixième volume des Mystères d'Ouzonne paraît après Un jaloux ne peut pas gagner et L'Assassinat de Jonas Farigoule.
« Ces histoires peu policières se passent dans une ville "imaginaire mais presque". La richesse des genres, le foisonnement des références, l'ouverture du français à des expressions locales apportent un ton nouveau à la littérature romande. »
Coopération
La mort de Pascal des Aubères, musicien-chanteur, est-elle vraiment accidentelle? Amélien Bimy, journaliste aux Rostres Ouzonnais, ne demande qu'à y aller voir. Il en est empêché par son rédenchef et n'aime pas ça. Il s'en ouvre à un vieux copain, écrivain public de son état. Le désir et la volonté de savoir priment: ils enquêteront, aidés par des amis et de belles accointances. Ils connaîtront leurs limites, leur manque de méthode, l'incertitude de toutes choses, le doute, la lassitude. Mais assassins amateurs et détectives improvisés sont faits pour s'entendre...
Ces jeunes gens venus d'ailleurs n'étaient pas plus cons que d'autres. Se faire arrêter était souvent pour eux le seul moyen d'échapper aux réseaux qui leur avaient mis le grappin dessus. S'ils vendaient, ils ne consommaient pas, possédaient un niveau d'instruction acceptable, parlaient français. Parfois un de ces petits dilères collaborait et on parvenait à arrêter quelques personnes, juste au-dessus d'eux.
L'inspecteur Hocquesbougres, qui était de la vieille école, d'une très-vieille école, professait, et on ne savait s'il était sérieux ou non, que la seule solution consistait à assécher le marché en supprimant la demande. Suffisait de ficher en taule les consommateurs. Plus de problèmes d'extradition : c'étaient tous des citoyens du pays. Mais personne n'envisageait sérieusement cette révolution co-pernicienne. On laissait débloquer le vieil inspecteur en mettant sa proposition au compte de l'humour, lui qui n'en avait jamais fait montre. Elle séduisait pourtant l'inspecteur Carelle, n'était-ce que parce qu'elle permettrait de révéler - oh ! un fugitif instant!- le vrai visage de la société. Ouzonne y perdrait quelques hommes d'affaires volant les autres et de succès en succès, ces gagneurs cocaïnés dont on rebattait les oreilles des populations bêtement laborieuses.
Un Jaloux ne peut pas gagner constitue le premier volume des MYSTÈRES D'OUZONNE. Douze autres attendent dans la seringue, tous aussi peupoliciers, afin d'illustrer ce genre encore méconnu.
 
« Un ouvrage salutaire : il vous tombe des mains dès que vous prenez le volant. »
La Presse Unanime
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